Le programme


Notre programme avait comme finalités et objectifs :

  • De proposer aux différents acteurs une pédagogie Active et Innovante. Plus spécifiquement aux enfants et aux adolescents en situation de handicap dit ‘Invisible’, mais également aux décideurs publics et à la communauté scolaire.
  • Une approche spécifique, des situations, des supports, des outils, des informations et une analyse des résultats pour évaluer La pédagogie des Enfants de la Chance.

 

Définition du concept

Une vision récente née d’un éclat scientifique en 1969. Année où Geoffrey Raisman[1], considéré par la communauté scientifique comme le père de la plasticité neuronale, aboutit à des résultats des plus importants dans le domaine des neurosciences.

Pour la première fois, il est démontré de manière définitive et scientifique, que le cerveau est capable de constituer de nouvelles synapses à la suite d’une lésion cérébrale chez l’adulte[ [2].

Ces nouvelles données scientifiques sont devenues la clé de voûte de nos propres recherches et observations. Elles sont devenues l’élément central sur lequel se posent les fondements de La Pédagogie des Enfants de la Chance.

Par conséquent, elles furent les guides tout au long du projet pilote.

 

Intérêt général – La plasticité neuronale annule les anciennes théories

La plasticité neuronale démontre donc que le cerveau est un système dynamique en perpétuelle reconfiguration selon les stimulations.

Une découverte qui offre un tout autre regard sur les mécanismes du développement du cerveau et de l’apprentissage. Une véritable révolution qui annule les anciennes théories, dont celle qui prétendait que tout se jouait avant six ans, mais également, que toute lésion reste figée à tout jamais dans le cerveau.

Par ces nouvelles conclusions scientifiques, il est difficile d’éviter de s’interroger sur la définition du mot ‘handicap’ et de se poser la question ‘Est-ce que les enfants et les adolescents extra-ordinaires pourraient se diriger vers de nouveaux horizons ?’.

Une question qui nous accompagne depuis une dizaine d’années.

Question sans aucune réponse scientifique à l’appui, car à notre niveau nous ne trouvons aucune étude qui se soit déjà penchée sur le sujet.

Question que nous nous posons, mais que nous adressons également à tout étudiant en neurologie comme sujet de doctorat ou de thèse.

Question à laquelle nous désirons donner une impulsion à travers les résultats du projet pilote.

 

Intérêt pour le handicap

La plasticité neuronale revient donc à dire que rien n’est jamais figé dans nos neurones, quels que soient les âges de la vie et quelque soit la situation de la personne.

Les avancées de ces dernières années dans le domaine de la neurologie redéfinissent par la même occasion le caractère irrémédiable pour certains types de handicaps. Tout particulièrement pour le handicap dit ‘invisible’.

A ce jour, les nouvelles approches scientifiques vont jusqu’à faire le lien entre la génétique et l’environnement. Elles démontrent l’influence de notre comportement sur l’expression de nos gènes[3].

Ce qui est une véritable révolution pour la personne en situation de handicap. Une révolution que les parents concernés par la situation ont hâte de voir fleurir.

Une révolution qui pourrait aboutir à des moyens et à des actions coordonnées – en se basant sur les nouveaux critères et les connaissances d’aujourd’hui – pour que leurs enfants accèdent à une qualité de vie supérieure à ce que l’on peut espérer aujourd’hui et dès lors à une inclusion sociale, économique et culturelle.

 

Nous savons aujourd’hui que la plasticité naturelle du cerveau

lui permet une formidable évolution,

à tout âge, quel que soit son état.

 

 

 

[1] Professeur Geoffrey Raisman FRS (28 juin 1939-27 janvier 2017) était un neuroscientifique britannique

[2] Revue d’histoire des sciences – Marion Droz Mendelzweig Armand Colin, 2010/2 – Tome 63

[3] Michel Morange (2005), Quelle place pour l’épigénétique ? – Médecine/Sciences 2005